lundi 31 mars 2008

Dress to Kiiiill!!!





Les amis de la mode pourront maintenant avoir plus de choix, car un nouveau magazine totalement gratuit fera son entrée dans la jungle des magazines qui encouragent l'individualisme et l'anorexie. Il sera gratuit, je le répète et il sera tiré à 20 000 copies, trois fois par année. Histoire de changer ta garde-robe encore plus souvent.



Dress To Kill (sic), sera le premier cahier de ce genre, pour faire comme en France, pour ouvrir une fenêtre sur les artisans d'ici. Comme son nom l'indique, cette revue est bilingue malgré le minimum de texte prévu pour mesdames, elle sera, en grande partie, composée de photos... à quoi bon mettre du texte dans un magasine qui n'encourage que le paraître et le superficiel... le corps d'adolescente.



J'ai juste hâte de voir si la publicité sera aussi minimale que le texte. J'ai hâte de voir aussi la réaction des autres magazines qui fait la même chose, mais qui vendent leurs copies, déjà grassement payés par le 85 % des publicités qui composent les pages de mannequins qui regardent dans le vide...



Une petite recette de gâteau? Des trucs pour faire craquer les hommes mariés? Ce que tu ne dois pas faire pour être la risée du bureau? Ce que tu dois faire pour être la plus en demande? L'horoscope coquin? Sûrement... et accessible à tous!



Dress To Kill... Ça promet d'être « in » ça! Avec une revue du genre, ce n'est plus vous qui allez être victime de la mode, mais bien tous les autres qui ne le sont pas. Espérons juste que cette nouvelle revue ne soit pas encore remplie d'incongruités aliénantes que contient beaucoup trop de ce genre de papier ciré. Une chose qui me semble cool... Paraît que ça va être concentré dans la région, pour ce qui est des invités.



N'oubliez pas de mettre votre linge de côté, il y a des endroits qui reprennent le linge passé mode et qui le repassent au prix que le morceau vaut vraiment... Soit environ les 1 vingtièmes.

Dernier cri


Il y a des matins comme ça qui me donnent envie de ne pas me casser la tête... De toute façon, mon institut d'apprentissage est dans l'impasse, plus personne pour me prendre la main et me diriger vers la lumière. Pas plus fin, je ne curieuse pas non plus de mon chef. C'est peut-être que j'ai des carences? J'ai peut-être fumé trop de cigarettes et qu'elles étaient trouvées contre une bande.


Il faut que je me secoue les puces, dehors ne me voie plus et risque de pas me reconnaître advenant que j'aie un besoin d'y aller. Moi qui fréquentais ce dernier quotidiennement, je le laisse tout seul. Ce n’est pas que je l'aime pas pourtant, je suis égoïste et individuel, c'est tout, ce n’est pas de ma faute, c'est juste que je ne suis pas née dans les bonnes années et depuis quelque temps, ça me rattrape.


J'ai quelques dollars en poche, il fait relativement chaud dehors et je porte la même paire de jeans depuis bien longtemps, c'est peut-être un message... Le centre d'achat est juste là, à une demi-distance d'où je me trouve... na! Une dernière cigarette avant! Le temps de me rappeler que je suis en guerre avec la façon dont les gens veulent me voir, sinon de la façon que j'ai à me faire voir. De ne pas avoir le linge fabriqué du tissu que l'Inde vend à rabais cette année, c'est ben correct, ne me ferai pas fourrer moi.


J'ai peur d'ouvrir la télé aussi, j'ai peur qu'on me convainque d'acheter la nouvelle pilule d'énergie que la culture tente de vendre à ses disciples, non ses esclaves. Pour ce qui est de l'énergie artificielle..., je suis fragile avec ces choses-là. J'aime ça avoir l'impression de, la force de et le courage de... d'être parmi vous et la façon qu'il faut dire et faire et être... Ce que j'apprends, à mes dépens.


Où chercher pour trouver la vérité? Qu'elle est la réalité que je dois trouver? Comment dois-je me tenir pour rester debout?


Décidément, j'ai « besoin » d'un jean nouveau, car j'ai les « blues », j'ai besoin d'avoir l'impression un tout petit peu... De changer de peau. Aujourd'hui je me laisse aller, demain je dégriserai.

dimanche 30 mars 2008

De même, en passant...



La jeunesse est un moment d'une importance capitale pour l'avenir d'une personne. Des nouvelles recherches ont démontrées que le cerveau se transforme de façons significative dans l'adolescence.

Donc, nous apprenons que dans cette période, le jeune commence à faire le tri de ce qui est bon et mauvais. Nous parlons ici de la structure d'un cerveau, de son développement...


... « Selon certains chercheurs, l'allure de cette «sculpture» dépendrait de ce que font les ados de leurs journées. C'est la règle du use it or lose it : si vous faites du sport, de la musique, des maths, les circuits neuronaux reliés à ces activités vont se renforcer. Écouler son adolescence affalé sur un sofa ne produirait pas les meilleures oeuvres. » - La presse, lien plus haut



Voici maintenant des chiffres pris ailleurs...



« Les parents d’aujourd’hui parlent avec leur enfant un maigre 38 minutes par semaine. » *



C'est un chiffre relatif, je sais, 38 minutes est quand même plus qu'une demi-heure... Maintenant regardez celle-là...


« La Fondation Kayser, qui produit des bulletins de recherches sur l’influence des médias sur les jeunes étatsuniens, considère que cette moyenne tournerait plus autour de 35 à 40 heures par semaine quand on englobe les émissions de télé, les jeux vidéo, les films et l’ordinateur (internet et clavardage. » - Source idem *


Cette recherche n'inclut pas le temps passé sous l'émanation d'une source sonore de radio, ni de temps passé devant une revue d'ado...
Les parents peuvent-ils faire quelque chose?

Ce texte n'a aucune valeur scientifique, il est fait par un individu qui n'est pas impartial et toutes les sources sont discutables. Mais c'est peut-être une piste?


samedi 29 mars 2008

Castors moroses



J'aime bien écouter le hockey à la radio, ça me permet de travailler en même temps, c'est d'ailleurs un des seuls médias (CKAC, pour le hockey) de masse que j'utilise encore... pourquoi? Parce qu'on dit que la télé et la radio sont des outils de propagande privilégiés par des personnes détenant le pouvoir de passer le message par là. Les gens, qui ont le pouvoir de passer le message par ce genre de média, ne servent rien d'autre que leurs propres intérêts et le nôtre, ils s'en foutent comme de l'an 40. S'ils le pouvaient, il nous rentrerait des électrons dans le cerveau pour nous faire acheter plus de cochonneries, c'est normal, c'est leurs métiers de convaincre et tous sont en compétition pour prendre le pouvoir.


Quand j'écoute ma partie de hockey, je suis toujours renversé par la qualité douteuse des publicités qui meublent cette station radiophonique... Des publicités remplies de métaphores, normal c'est ça la radio, mais est-il obligatoire de nous remplir la tête de situations ridicules, de sous entendus de dominant dominé?


Pour l'exemple, je choisis les castors infantilisants de chez Bell. Ils sont toujours captés dans une situation du « niaiseux — déniaisé ». Autrement dit, l'un d'eux est stupide et déclaré ainsi, par l'auditeur, et l'autre est plus « brillant », pour nous donner une explication plus « intelligente » du produit. Donc, invariablement l'un finit toujours par être exaspéré par l'autre. Ce concept n'est pas nouveau et il doit avoir un certain succès, car il est encore bien utilisé de nos jours, pensez aux prises de courant électrique d'Hydro-Québec...


Revenons au terme « infantilisant », les castors de la publicité, n'ont sûrement pas la mission de séduire un public cible d'intellectuel, non, ils semblent plutôt courtiser une clientèle plus jeune, voire même très jeune. Mais je parle pour rien ici, car il y a un règlement au Québec qui interdit toute publicité à l'égard des moins de 13 ans. Mais à qui donc s'adressent ces pubs ? Ils (les castors), s'obstinent toujours à se maintenir dans une qualité de discussions assez basse. Et nous, nous entendons passer le message encore et encore...


Du premier coup d'oeil, c'est bien personnel, le concept des castors qui parle vient réveiller l'enfant en moi, par contre, ce qu'ils disent durant le temps d'antenne dont ils disposent (beaucoup), ne me rejoint pas, ni l'enfant, ni moi. Ils me font penser à ce couple qui a bâti leur relation à coups de chicanes et de désaccords, ils forment un couple super, mais je vous déconseille fortement de passer une soirée en leur compagnie...


Qu'elle est le but de ces castors, que veulent-ils de moi? Ils ne me donnent vraiment pas envie d'avoir le câble, pas envie d'avoir la télé numérique ni envie d'être leur ami... Alors la question que je pose c'est : que cachent ces publicités, que les gens aiment de moins en moins (petit sondage maison). Pourquoi en faire une autre et une autre... Pourquoi chercher à m'abrutir de plus en plus, jour après jour?


Les concepteurs de ces publicités ont-ils un but précis? Sinon, changez de discours bâtard!

Jonathan, Number One





Nouveau film culte, mettant en vedette Jonathan et Patrick Roy, Jonathan Number One fracasse tous les records d'assistances dans la province du Québec, les longs métrages qui traitent de notre sport national ont toujours eu la cote ici, mais la popularité de Jonathan-fils à Papa dépasse de loin les attentes. Ce film est un savant mélange de Slap Shot et d'une télé-réalité qui implique la population québécoise. Le coeur des Québécois bat à la mesure du hockey!



Synopsis
Le Québec est menacé d'une grande crise existentielle après que Jonathan, un gardien réserviste dans la ligue junior, pète les plombs lors d'une partie de hockey. L'évènement est suivi d'une séparation du peuple... D'un côté, il y a les « en faveur » et de l'autre « pas en faveur » de la violence dans le hockey. La table est mise pour une réédition de l'Affaire Rwanda version du Québec.



Il fallait quelque chose de gros, de très gros arrive pour faire sortir le Québec de son sommeil, Jonathan est, en quelque sorte, le nouveau porte-parole d'un peuple, le héros d'une nation. Mais les grandes révolutions ne se font pas à petites doses de critiques, Jonathan nous montre la voie.


Critiques

« Un évènement qui fait couler beaucoup d'encre, j'adore ça ». ― Pierre Karl Péladeau Québecor



« Voici un concept que l'on doit privatiser ». ― Institut Économique de Montréal



« Les Québécoises et québécois sont complètement hockey ». ― Pierre et Yvon, ce soir 19h sur RDS



« Tsé, franchement ça fait dur le hockey des fois ». ― Le peuple québécois



« Pour une grande cause, il faut mourir pour son pays ». ― Stephen Harper



« Dans mon temps, on réglait les problèmes à coups de poing dans face »― Un ancêtre



« Je vous l'avais dit de ne pas jouer avec l'orgueil ». ― Dieu



Un professeur, que j'aime bien, nous disait toujours, en rapport avec le comportement des médias et de la manière qu'ils traitent la nouvelle; « les Québécois ont les nouvelles qu'ils veulent bien voir ».



Mais je me pose cette question : « Est-ce que c'est le média qui, au départ, nous a programmés ainsi ou bien c'est vraiment dans notre nature de se nourrir l'esprit de ce genre d'information inutile?



L'affaire Roy a dépassé la couverture que le média québécois avait accordé à la mort du Pape Jean-Paul II, on s'indignait d'accorder autant d'importance à cet homme qui à tout de même été Pape durant 26 ans et 168 jours. Jonathan, de son côté, n'est que le gardien réserviste d'un club de hockey junior. Qui attend encore d'avoir des nouvelles des Roy aujourd'hui ?

vendredi 28 mars 2008

Liberté qui recule


Cette semaine, Ibrahim Issa, rédacteur en chef du quotidien indépendant « adoustour», publié en Égypte, (120 000 copies hebdomadaires en 2007), a été condamné à six mois de détention. Pourquoi? pour avoir eu l'audace de parler de l'état de santé du président Égyptien, Hosni Moubarak, président réélu 5 fois depuis 1981, chose qui se fait très couramment dans notre décor journalistique, nous n'avons qu'à penser aux derniers jours du pape Jean-Paul II...

La raison donnée pour mettre ce journaliste en prison.... Mettre le pays en danger, lui causer du tort... Reporters sans frontière dénoncent haut et fort cette condamnation et voient dans cette action judiciaire, une preuve additionnelle de la tendance d'une « supposée » campagne d'intimidation sur les journalistes indépendants. Ce n'est pourtant pas le pays le plus bâillon pour ces habitants et ses journalistes :
— L'article 47 de la constitution égyptienne, lequel déclare que « la liberté d'expression est sacrée ».

Ce qui est le plus inquiétant, plus près de nous, c'est qu'aucun des médias populaires n'a parlé de cet évènement, une histoire d'horreur pour les médias, une menace évidente pour l'accès à l'information libre. Sauf, un papier lancé par Reporters sans Frontières, sur le fil CNW.

Une grande menace pour le journaliste, sans contrat rattaché à un Major.. J'ai hâte de voir si les infos du soir vont en parler, je gagerais un vieux 2 $ qu'ils vont effleurer à peine le sujet, si, du moins, ils en parlent tout court.

Imaginez la pression qu'il pourrait y avoir sur les blogueurs qui ne se gênent pas pour dire les affaires sans avoir peur de froisser un ami du boss. Imaginez un moment, être privé d'informations alternatives, ce serait un grand pas vers l'esclavagisme intellectuel... Esclavagisme intellectuel déjà présent à la lumière du contenu pauvre d'un trop grands nombres de médias, il faut faire l'« effort » d'aller chercher l'information plus transparente « ailleurs », car elle est souvent trop cachée de la face du monde...

jeudi 27 mars 2008

Loto Québec me déprime


Je voulais juste partager un petit malaise que j'ai eu aujourd'hui. Un malaise que je vis quasiment à chaque jour. Le petit soundtrack de la boîte bleue, le petit soundtrack des gagnants me fait perdre mon temps. Le système implanté dans pratiquement tous les dépanneurs du Québec, depuis des années, supprime des millions d'heures aux Québécois qui n'ont besoin que d'être dépannés. C'est d'une absence totale de respect de sa population.

D'un autre angle, Loto-Québec amasse des fortunes à travers le Canada, juste à voir le nombre de clients qui achètent des billets ou services de toutes sortes, au dépanneur près de chez toi. La société balayeuse de fric, obtient de chacun des dépanneurs des milliers de dollars amassés pour je ne sais pas qui vraiment. La sonnerie de la machine bleue est une attaque en règle de la liberté de choix, elle m'agresse sans demander la permission, elle est stridente et aiguë.

Il y a des logos de Loto Québec partout, dans les affichent d'une bonne quantité de festivals québécois comme, en autre, Juste pour rire, qui délèguent une armée de boules à bouliers vivantes dans la foule. Le rire fait parti de la culture québécoise, nous aimons rire, jouer n'a rien à voir avec le rire. Il y a la publicité aussi qui, à la télé, radio et journaux, pour ne nommer que ceux-là, mine ma liberté de ne pas savoir.

Il me semble que de retrouver des dépanneurs libres de ces machines maudites serait un compromis raisonnable, gardez le reste. Nous pourrions ainsi récupérer toutes ces heures volées par ce vice des vices. Les enfants pourraient ainsi se faire dire moins souvent : — dépêche-toi! Et nous serions moins enclins à s'acheter un immoral billet.

Les jeunes s'achètent de plus en plus de loterie, ils jouent de plus en plus, durant ce temps, Loto toto multiplient ses façons d'offrir des manières de s'essayer avec le rêve... à toute heure de la journée, comme les heures pour la bière, avec les casinos qui ferment tard aussi, j'oubliais les bars.

Distribuer la misère, est un terme presque gentil pour imagée le phénomène. Beaucoup trop de gens on de la difficulté à gérer leur mise, eux aussi on le droit de ne pas savoir, coupez votre visibilité en deux et nous allons vivres des des temps plus cléments. Vous aller faire de l'argent presque autant, de toute façon il va avoir de plus en plus de joueur, c'est écrit dans les statistiques, mais laissez nous respirer un peu.

Ça fait du bien d'en parler, merci d'avoir pitié de moi.

mercredi 26 mars 2008

Je contenant.


Nous étions à discuter pour sauver la planète le plus vite possible, au studio, quand nous avons dévié la discussion vers le sujet de la critique de production que nous créons... Il paraît que cette année, plus que jamais, nous sommes critiqués sur le contenant plutôt que sur le contenu... Je prends alors une minute de silence pour penser à ça........


Les idoles du temps étaient des intellectuels et maintenant ce sont des belles et gentilles vedettes... aux idéologies souvent bien personnelles. Vous me suivez? Donc, nous, gens à l'apparence régulière, nous ne sommes plus dans le coup? Me souviens, ça fait pas si longtemps, on entendait souvent dire, il n'est pas très beau, mais il est tellement gentil... intelligent... respectueux... Maintenant c'est: il est tellement beaux hein ?!, est tellement belle...


Ce soir, pour ce gala, les nominations seront, dans la catégorie : — le plus beau; la plus belle; le plus sexy ; la plus sexy et la tronche de service qui servira de risée, car il n'est qu'intelligent!


— Quelle note t'as eue en Méthodologie?
— Un B...
— Oh, le prof t'a pas trouvé aussi beau que moi, j'ai eu un A!!!


Une fille arrive à la caisse du super marché...
— Ça va vous faire 100 $ s'il vous plaît...
— Merde, j'aurais due me maquiller !


- Cette année, en première ronde, le Canadiens à repéché Steve ! Un beau gaillard blond aux yeux bleus !
- Jaques, voici le joueur d'impact que le club Montréalais avait besoin pour gagner la coupe cette année.


Je reviens à moi et mes collègues me regardent... — Alexandre, arrête de réfléchir, tu n'en as plus besoin! Nous n'avons plus besoin de toi d'ailleurs.

mardi 25 mars 2008

Gooood Morning Canada !




Ce matin, en écoutant des clips violents de Bâtards de barbares, pour me mettre dedans, sur ton tube, en buvant mon premier café et ma cinquième cigarette, mes popup matinaux m'avertissent que l'armée du Canada à maintenant le feu vert d'utiliser les obus Excalibur! Je suis tout excité et je me dépêche d'aller voir qui à donner l'ordre de donner la permission de donner l'approbation aux pilotes d'appuyer sur le piton de ces obus pour littéralement détruire des méchants Afghanistanais...

Je cherche... cherche... cherche... Et je ne sais pas qui a donné l'ordre. Comme pas moyen de savoir, genre, qui à donner la permission de sortir le Joujou. Le saura-t-on un jour? C'est quand même des obus qui, bien qu'ils soient très précis, valent 150 000 $ la pièce! Je retourne voir...

Ben non encore personne... J'en connais beaucoup qui vont être contents! Wow ! Des obus Excalibur, on va faire des paquets de deux livres de steak-haché-moyens-gras-Orientales... On lance les obus et on va chercher, ils seront même déjà prêts à manger, cuits à point (c'était écrit sur le contrat de vente des obus, d'ailleurs, c'est ce qui à convaincu le gars qui dit oui pis qu'on voit pas)!. Qui viennent augmenter le prix de la viande asteur... Les entreprises de Paint-Ball vont avoir besoin de beaucoup de peinture, mais tous les gars vont vouloir utiliser Excalibur cet été. Faut vraiment que je sache qui a donné l'ordre... je reviens, j'ai oublié de regarder sur le site de la revue le Lundi...

Ben non, pas de réponse... Celui qui me trouve le responsable va être le premier inscrit dans ma liste d'ami de mon tout nouveau blog... Mais je sais que la vie de blogueur n'est pas facile dans les premiers jours, mais bon...

Honnêtement, je trouve que la nouvelle apparaît d'une façon presque joyeuse, ça me donne envie de sauter mon déjeuner à matin... d'ailleurs, je le saute, je trouve ça écoeurant de me faire réveiller avec des nouvelles comme ça à matin, ils auraient pu attendre à midi!! Bonne journée et faites attention aux choses qui tombent du ciel...

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/03/24/011-Excalibur.shtml?ref=rss

lundi 24 mars 2008

Lac$ à vendre



22 mars 2008
C'est avec grande joie que je participe à votre concours qui met de l'avant la très brillante idée d'exporter l'eau et d'en faire une source de profit pour le Québec, donc votre honorable institut. Je tiens à élaborer sur trois aspects importants, le premier est bien sur de renverser l'opinion publique, deuxièmement détourner la loi qui empêche de sortir l'eau d'ici dans des contenants dépassant 20 litres et, finalement, comment faire le maximum de profit avec cette ressource naturel.


Comment faire pour faire changer l'opinion du publique, du moins, détourner les yeux de ce grand animal qu'est madame et monsieur tout le monde ? Rien de plus simple il s'agit, encore ici, de créer une crise, la méthode de l'eau empoisonnée par des terroristes est très envisageable, un groupuscule, débusqué près d'un lac avec des produits chimiques susceptibles d'empoisonner la population de la région, c'est gagnant! Avec cette technique, et l'augmentation du nombre composant le corps policier, par la suite logique des événements, nous tiendrons la population loin des sources d'eau, nous aurons avec cette astuce des terroristes, le loisir d'intercepter et de détenir toutes personnes s'aventurant près de votre or bleu. Et la présence accrue des agents sera justifiée aisément par le besoin de surveiller. Avec le champ libre, nous pourrons passer à la phase deux, comment faire pour exporter vers le sud en douce et rapidement...

Avec l'eau de l'autre côté des lignes, nous n'aurons plus à négocier avec ce stupide règlement québécois qui empêche la libre manipulation de l'eau par l'élite que vous êtes. Pour faire descendre l'eau rapidement et efficacement, nous pourrions profité de la surveillance accrue du corps policier pour construire un réseau de « pipelines » qui draineraient l'eau à une vitesse rapide, il ne reste qu'à trouver un endroit sécuritaire et sécurisé pour enfin pouvoir négocier en toute sécurité. Imaginez, vous aller pouvoir faire des affaires sans à avoir à vous justifier au petit peuple!


Voilà ce qui m'amène à élaborer sur le troisième sujet qui va vous intéresser, le profit, la façon de faire le gros profit, sans avoir à en partager beaucoup avec des partenaires. Pour débuter, il serait préférable de traiter les affaires vous même, histoire de reconnaître les bonnes personnes pour le minimum de risque, des gens fiables, nous ne voudrions pas répéter l'aventure de Vivendi, n'est-ce pas?


Donc, avec des personnes dignes de confiance, une compagnie étrangère de préférence, le temps sera venu pour vous de faire de l'argent sans à avoir à vous mouiller « sans vouloir faire de mauvais jeux de mots », déléguez le travail à des compagnies privées qui vous donneront une cotisation sur chaque petit litre d'eau vendue sur l'ensemble des territoires desservis par ces derniers. Disons entre 3 et 5 % des profits faits par ceux-ci ferait de vous des gens encore plus puissants, vous donnant le pouvoir de faire les choses selon vos vues, avec encore moins d'opposition, reléguant les politiciens au rôle de diplomates à votre service. Mais revenons au sujet de ce concours, il est certain que vous ne pouvez pas publier le texte que je vous propose, vous n'avez qu'à passer le texte d'un pseudo spécialiste, tout comme l'année passée, et le tour est joué. Pourquoi se soucier de l'opinion de la population, cette masse d'ignorants, quand vous avez le pouvoir de faire les choses de façons respectables et bien éclairées?


Votre fidèle serviteur
Yvan Rondeau

Nous sommes en programmation ?

Je ne pouvais pas laisser le lecteur comme ça, après le texte que je viens d’écrire sur la possession des cerveaux par Quebecon. Je suis tombé, « par hasard », sur un site internet vraiment intéressant en navigant ça et la. Le nom de l’auteur ne me disait rien (Sylvain Tilsit), mais voilà que ce site m’a fait perdre quelques cheveux. Intéressantes comme informations, renseignement qui porte à réfléchir sur la pertinence des médias d’aujourd’hui, et des méthodes à convaincre la population.

« Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes».
- sity.net
Le mass média serait porteur d’informations n’ayant pas vraiment d’importance sur nos vies, le mass média fait « son » histoire de la réalité et détourne notre attention pour ainsi, mieux nous contrôler. Voilà une théorie que je trouve intéressante. Selon cet inconnu, dont la page a été visitée plus de 8 000 000 fois, nous sommes tellement bombardés d’informations insignifiantes, que cela nous laisse dans une absence de sens réelle et un vide intellectuel pour s’intéresser aux enjeux de la société.

Mais en plus d’avoir l’attention détournée, il y aurait formatage du cerveau pour introduire un genre de mentalité dans la tête des clients de télé et les auditeurs de radio. Une mentalité de consommateur il va sans dire. Il y a de bonnes choses à savoir dans ce domaine, car c’est un sujet qui concerne les gens comme vous et moi. Jusque-là, vous saviez tous, mais voilà quelques grands points qui sortent de sa théorie.

- Créer des problèmes et donner des solutions (World Trade Center)
- S’adresser au public comme à des enfants de 5 ans (Musique Plus)
- Faire de l’émotionnel pour éviter la réflexion du client. (Rock Détente)
- Maintenir le public dans l’ignorance, la bêtise et la médiocrité (les ti-papouttes).
- Remplacer la révolte par la culpabilité (pour que nous prenions la responsabilité de nos malheurs, que nous devenions dociles).

Mais avec juste un peu d’imagination, vous pouvez vous faire une image mentale qui va avec les petites citations justes en haut, pour ma part, je pourrais remplir d’autres pages, mais je ne le ferai pas. Mes commentaires sont évidemment arbitraires.

http://www.syti.net/Topics.html

Alexandre Verdun

L'Humain dans son environnement

— Acte 1 —
Mon nom, c’est Serge, aujourd’hui je passe et repasse sur le boulevard principal, le boulevard des Paradoxes avec mon tonitruant Harley-Davidson. Je suis bien en selle sur ma moto et j’aime le « son » qu’elle fait. Le son me permet d’être remarqué par les gens sur les terrasses et les trottoirs. J’ai tout le « kit » du parfait motard avec : mon casque bien ciré, mon jacket qui laisse voir mes tatous de crânes de la mort et de l’aigle de la liberté, sur mes gros bras. Aussi, j’ai des culottes de cuir avec des franches et des grosses bottes qui font du bruit quand je marche avec. J’ai beaucoup de prestige et j’impose le respect quand je roule sur le boulevard des Paradoxes. Les gens savent à qui ils ont affaire : j’ai une Harley-Davidson et j’ai une gueule de dur! Mon attitude suffisante, je l’ai appris dans les films de Clint Eastwood, avec une petite nuance de Rambo que j’affectionne plus particulièrement. Avec mon attitude, mon visage de glace, les gens s’imaginent que je suis un vrai caïd et c’est ben correct comme ça. J’ai des amis qui ont des amis, qui eux, ont des amis proches des vrais Hells Angels. Les Hells Angels, y l’ont l’affaire, des vrais gagnants! Je cultive les valeurs de ses hommes puissants : pour payer ma moto, je fais pousser du « pot » pour le revendre à des amis des amis… Je suis tellement respecté dans la ville que les policiers ne me dérangent jamais, malgré le super « son » de ma grosse Harley et ça, pour moi, c’est ça le pouvoir !

Je repasse sur le boulevard encore une fois et je recherche une petite chatte qui pourrait venir mouiller mon banc arrière. Les femmes, en général, se tortillent devant un homme qui a une moto comme la mienne. Aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup de poudrés qui traînent en ville!? Il y a juste un jeune maigrichon qui me dévisage encore, depuis le début de la journée, avec sa petite face de « fendant» d’étudiant modèle de mes deux. S’il me dévisage encore quand je vais repasser… Il va manger de la soupe aux dents grâce à mes grosses bottes à semelles épaisses!

— Acte 2 —
Regarde-moi donc cet homme de Cro-Magnon qui repasse pour la vingtième fois sur le boulevard principal! Je m’appelle Xavier et j’aime bien me détendre en venant lire des bouquins de philosophie au soleil sur une terrasse. J’en profite pour regarder les passants. Aujourd’hui je me suis levé tôt pour profiter au maximum de cette journée remplie d’une promesse de chaleur et de sérénité. J’aime observer les gens tout en me demandant ce qu’ils peuvent bien penser et vivre derrière les yeux de tous et chacun, à travers leurs airs.

C’est pour cela que je suis ici présentement sous les doux rayons du soleil printaniers, savourant chaque instant de bonheur que la vie me donne. Le vent est doux et caresse ma peau qui, très sensible, est pénétrée incessamment… Une jouissance intemporelle ! Je peux être là, de tout mon être, me laisser bercer par le moment présent qui avance implacable, mais tellement doucement aujourd’hui.

Je suis bien, jusqu’au moment ou cette damnée grosse moto passe devant moi, à temps régulier, pour faire trembler les vitrines de boutiques et me tisane qui traîne-la, innocemment, sur la petite table frêle et blême. Quand je l’entends venir au loin, je perds mon attitude zen à chaque montée de gaz que cette brute effectue d’un simple coup de poignet! J’aime tellement ma ville entre les passages de cette monstrueuse machine. Ça fait vingt fois qu’il pénètre mon intimité et je me trouve stupide de rester ici. Mon regard désapprobateur ne semble pas lui faire comprendre qu’il est en train de saboter MA journée! Oh! Mais qui vient là?! Une blonde aux yeux bleus avec un air d’ange venu directement venu du paradis! Je lui dis bonjour avec mon plus beau sourire, celui du dimanche. Elle me regarde avec un léger sourire. Voici l’occasion d’aller prendre une marche, je vais la suivre… Je veux absolument la connaître!

— Acte 3 —
Je M’appelle Brenda. Je suis une jolie blonde aux yeux bleus, mesurant cinq pieds onze pouces, pesant environ 130 livres. On me dit de belles apparences et sexy. J’aime les soupers en tête-à-tête à la chandelle avec un homme doux et affectueux. Aussi, je suis fidèle, non-fumeuse et bien dans ma peau. Je désire rencontrer un homme fidèle qui ne fume pas, ne se drogue pas et qui n’a pas de problème d’alcool. Je voudrais apprendre lentement à connaître cet homme qui a de belles valeurs et une belle apparence.

Aujourd’hui je me promène sur le boulevard des Paradoxes pour me changer les idées, suite à ma récente rupture avec un homme qui me battait tout le temps et qui ne me respectait jamais. J’ai enduré cet enfer pendant deux ans, mais cette fois c’est terminé pour de bon! Il est temps que je passe à autre chose avant de détruire ma vie à cause d’un homme qui n’en vos pas la peine.

Tiens! Un joli jeune homme me regarde avec douceur sur cette terrasse. Il me dit bonjour!? Il a l’air gentil, en plus il boit une tisane… C’est un original celui-là. Peut-être est-ce lui mon prince charmant? Je vais marcher un peu et je vais faire demi-tour pour voir s’il ne me ferait pas son doux et joli sourire. Cet homme serait différent de mon ex-petit ami qui ne souriait jamais… Comment ais je fais pour l’endurer si longtemps? Oh mon Dieu ! Il me suit, quel culot! J’aurais du m’en douter : c’est un autre de ces psychopathes violents, possessifs et irrespectueux qui ne veulent qu’abuser de moi. Je dois marcher plus vite, il ne doit absolument pas m’approcher, il doit être dangereux et les hommes dangereux, je n’en veux vraiment plus dans ma vie, terminée! C’est un homme doux, respectueux et spirituel que je désire et rien d’autre!

— Acte 4 —
Serge sur sa monstrueuse bécane, emprunte le boulevard pour la vingt et unième fois et aperçoit le petit « twit» qui se sauve en marche rapide. Serge veut alors lui faire sa fête parce que les gens qui s’enfuient, ce sont des peureux et les peureux, on les tabasse ! Alors, Serge s’approche et stationne sa grosse machine, sur le bord du trottoir, et va servir une sévère correction au petit philosophe. Xavier, qui n’est pas violent pour deux sous, se fait rouer de coups sans se défendre devant des témoins ébahis et immobiles. Tous immobiles, sauf Brenda qui voit en Serge un sauveur, un chevalier solitaire et valeureux qui mérite tout son amour! Xavier ne bouge plus et gît dans son sang quand, le gros motard du dimanche, cesse d’appliquer ses énormes bottes et ses bagues non réglementaires sur la tête toute fendue de la victime. Brenda, toute excitée, accourt et saute dans les bras tatoués de son beau sauveur pour le couvrir de baiser, de remerciement et bla, bla, bla… Ils se promenèrent ensemble le reste de cette belle journée, tandis que Xavier alla dans l’ambulance pour aller être dans le coma à l’hôpital… Pour combien de temps? Voici cette petite histoire qui nous rappelle que la loi du plus fort existe encore, aujourd’hui, dans notre belle société.

Alexandre Verdun
2004

dimanche 23 mars 2008

veritas liberabit vos (la vérité libère)

Toc toc toc… On cogne à la porte !?

Monsieur Verdun, vous connaissez sûrement la raison de ma visite chez vous, un dimanche à cette heure ? J’ai noté que vous n’êtes pas venu depuis un gros mois à l’église, comme convenu, les dimanches matins. J’espère que vous avez un tant soit peu de remord dans votre cœur, je suis bon, à l’image de Dieu et je viens pour vous confesser de vos fautes. D’ailleurs, je me suis renseigné à votre sujet dans le quartier et l’on dit que vous buvez de l’alcool, fumez pas mal de cigarette, que vous auriez fait un clin d’œil à la fille d’à côté, que vous vous habilliez de façon orgueilleuse, les lumières de votre chaumière restent allumé jusqu’aux petites heures du matin. Vous courez définitivement à votre perte mon cher fils. Vous ne voudriez sûrement pas que le diable s’installe définitivement chez vous? Vous n’avez pas idée de ce que cela peut impliquer ; une vie de misère et une place assurée en enfer avec la souffrance éternelle que cela implique à tous les pêcheurs, comme vous? Toujours pas de conjointe monsieur? Vraiment, vous n’êtes pas un bon exemple pour les autres habitants de la paroisse, vous vous attirez le tonnerre et la tempête perpétuelle.

Vous n’avez pas idée de ce que votre vie de misère aura comme conséquence?! Regardez les Indiens, les Iroquois traquent les enfants aux abords des bois pour les enlever et les manger en famille dans des banquets. Sans oublier que ces sauvages copulent entre frères et sœurs. Ils ne sont pas chrétiens et voilà ou l’ignorance des saintes paroles peut les conduire. Ils sont perdus, car ils n’ont pas écouté les sages conseilles de Dieu, que nous membres du clergé, tentons de faire comprendre aux brebis égarées. Que dire de ces Hurons qui prônent le scalp des pauvres fidèles de Dieu, ils ont martyrisé de saints hommes en leur brûlant les yeux avec des charbons ardents, juste après leurs avoirs fait vivre les tortures les plus atroces que la terre connaît durant des jours entiers.

Vous monsieur Verdun, vous avez eu la chance d’être baptisé et pour cela, je vous fais l’honneur de vous repentir et de rejoindre les rangs de tous les fidèles. En réalité, je vous donne le choix entre deux options : retrouver le chemin de l’église ou prendre le chemin qui mène vers les tribus indiennes. La deuxième option est une possibilité qui vous assure une fin de tous les enfers, sinon la première est encore accessible par quelques sacrifices, juste histoire de vous refaire une santé morale et ainsi, contribuée aux bons fonctionnements de notre famille, les frères et sœurs de Jésus.

Comment vous acquitter de vos fautes? Tout simplement en cessant tous écarts de conduite, je vous ai à l’œil depuis un bon petit bout de temps. De plus, vous allez vous trouver une épouse d’ici peu pour contribuer à la floraison de notre peuple. Vous devrez me donner le quart de vos payes dans la prochaine année et, bien sûr, réciter 20 fois le Notre-Père.

Driiiiiiiing ! Dring! Ouf euh hein?!?!? Quel rêve étrange. Ça sonne à la porte! Je me lève rapidement de mon lit, qui peut bien sonner comme ça, à l’improviste, un dimanche matin? J’ouvre la porte et voilà que je vois un type tirée à quatre épingles dans son veston-cravate impeccable. Il a fière allure et cela détonne de mon ensemble bedaine-boxer. Il me regarde de haut, l’air hautain et avec une nuance de dégoût dans ses yeux. Je n’aime pas son attitude, mais je suis une personne polie, je l’invite donc à entrer dans ma demeure. Je vais enfiler un chandail en vitesse.

Moi : Oui? Monsieur?

Lui : Je me nomme Monsieur Gentil, je suis agent chez Quebecon, j’ai en main votre dossier profil et j’ai le mandat de venir regarder tout cela avec vous. Je tiens à vous avertir dès maintenant que j’ai connaissance de vos habitudes de consommation et nous dénotons un manque total d’implication dans notre culture, que nous nous efforçons de fabriquer pour vous! En passant, peut-être ne le saviez-vous pas, nous avons acheté le droit de propriété de tous les cerveaux humains du Québec et nous avons maintenant le droit de vie ou de mort sur tous les déserteurs de notre culture.

Moi : Heuuu ? Acheter quoi? Que voulez-vous dire?

Lui : Voyez-vous, avec les produits de qualité que nous vous offrons dans nos médias de toutes sortes, la population québécoise, avec l’accord du gouvernement du Québec, nous ont donné la chance d’acheter vos âmes pour vous donner la chance d’avoir une vie saine et équilibrée. Pour cela, nous sommes maintenant propriétaire de tous les médias, c’est beaucoup plus facile à gérer pour votre cerveau, nous estimons que de choisir l’information pour vous, était essentiel pour votre santé. Mais j’ai ici votre dossier et il est évident que vous ne consommez aucun de nos produits, comment avez-vous fait pour être encore vivant aujourd'hui? D’ailleurs, il est noté aussi….

Moi : Heu… Une seconde, je ne suis pas sûr de bien vous saisir, vous me dites que vous êtes maintenant propriétaire de nos esprits et vous venez me dire que je ne suis pas dans vos bonnes grâces parce que je ne consomme pas de vos produits?!

Lui : Voilà! Avec la technologie d’aujourd’hui nous avons accès à toutes vos transactions, votre salaire, vos habitudes, le nombre d’heures à faire ci et à faire cela… Et vous êtes pas mal rebelle face à nos visées, ce qui attire notre curiosité, nous ne voudrions pas que vous contaminiez votre entourage, qui est aussi à nous!

Moi : Un instant Monsieur, je ne crois pas que votre visite me plaise et je vous invite à sortir de ma maison!

Lui : Tss tss tss ! Vous ne me ferez pas sortir comme cela, vous m’appartenez n’oubliez pas et j’espère que vous aller coopérer à notre offre. Une offre que vous ne pouvez refuser, si bien sûr vous savez lire entre les lignes ?!

Moi : Vous me menacez?

Lui : Ne jouez pas le bon vieux Baudrillard, ce n’est pas une menace, c’est un ordre et si vous ne voulez pas tout perdre et aller rejoindre les autres à la rue… Vous remarquerez que les pauvres n’ont pas l’air d’apprécier la vie, c’est normal, ils n’ont pas voulu joindre notre culture, ce sont maintenant des âmes vides, sans ressources, ils n’ont pas une espérance de vie très élevée. Alors, vous m’écoutez Monsieur Verdun?

Moi : C’est quoi l’affaire?!

Lui : bon! Je savais que vous coopéreriez à un moment donné, comme nous vous êtes intelligent et vous savez reconnaître le gros bon sens. Premièrement, nous voudrions juste que vous regardiez nos émissions de télévision, écoutiez nos émissions de radio, que vous achetiez seulement les albums de Store Académie et de Célyne, son âme vaut très cher vous savez ? Que vous lisiez nos revues à potin, nos chères vedettes, il n’y a que ça de vrai, non? En passant vous avez su pour Virginite ? Elle s’est fait assassinée par ses élèves, car elle ne lisait pas le cahier 7 Jours, vraiment c’est triste, m’enfin c’est triste car je l’aimais beaucoup et ma femme s’identifiait beaucoup à elle. J’espère que la suggestion de nommer la nouvelle station de métro Virginite, sera acceptée par le conseil de Quebecon.

Revenons à nos moutons, Quebecon compte sur vous pour consommer ses produits culturels, et ainsi, vous permettre d’avoir une vision plus réaliste de la société québécoise. De toute façon, il faut vraiment faire exprès pour nous éviter, nous sommes partout! D’ailleurs, d’après votre dossier, vous vous habillez dans les boutiques de seconde main, voilà une attitude négative qui mine le moral des bons compatriotes québécois, respectez votre corps avec du linge de marque, franchement je vous regarde et je me demande bien comment vous faite pour sortir dehors habillé de la sorte, mais enfin... Il y a aussi que vous avez pas mal d’amis, il va falloir que vous choisissiez, car nous vous voulons individualiste le plus possible, on ne peut se permettre de courir le risque d’avoir des groupuscules qui pourraient essayer de renverser notre main mise, ce qui détruirait complètement l’identité provinciale et ainsi….

Moi : Je n’écoute plus, je suis abasourdie, je me demande à savoir comment le peuple en est venu à vendre son âme, encore, à des mains humaines. Le Catholicisme à gouverné les mœurs de la société québécoise et voilà que maintenant, en 2010 que nous cherchons encore la vérité à travers les dires de certains hommes de pouvoir, nous cherchons à travers des peurs inventées de toutes pièces.

Lui : Des études sérieuses, commandé par vos humbles serviteurs de chez Quebecon, démontrent que l’éloignement d’un individu, de sa culture, peu mener à de graves problèmes de santés émotives et mentaux. Nous avons pour vous une panoplie de médicaments divers pour vous faire du bien. Vos enfants auront accès aux médicaments gratuitement jusqu’à l’âge de 10 ans ! Ce n’est pas à négliger, ils ont même un bonus de deux ans si vous vous séparez de la mère… Etc, etc, etc…

Alexandre Verdun
2007
J'étais sous l'effet d'aspirine ?!?!?

Johnny et Chantal

« …Mon amour, je t’aimerai toujours… » La musique résonne dans la manufacture de meuble. Johnny est dépressif, car un vote a déterminé que la musique serait celle d’un poste de radio rock détente. Durant la nuit, depuis dix ans, la radio émet des chansons tristes. Johnny, depuis combien ô combien de temps endures-tu des chansons d’amour triste et des musiques pathétiques. Madeleine La pleureuse, Yvan Tristesse, Valentin Coeurbrisé et autres chantent, toute la nuit durant, des airs fragiles bourrés de désillusions. Johnny n’est pas du genre à pleurer et aime bien gratter sa guitare en chantant des chansons d’amour drôles qui font sourire, mais selon lui, la plupart des gens sont nés pour pleurer et s’apitoyer sur leur sort.

« …La nuit prochaine, les amis, j’aurai le grand bonheur et honneur de recevoir la très émotionnelle Rita Désespoir, pour un spécial de six heures avec ses grandes chansons… » Johnny ressent subitement qu’il va être malade!

Tous les matins, quand il finit son quart de nuit, il adore prendre sa guitare pour se remonter le moral. Ce matin-là, sa copine a une très bonne nouvelle pour Johnny : « j’ai gagné le concours à la radio cette nuit mon amour! J’ai deux billets pour aller voir les Stars Anémies! » Chantal, la blonde de Johnny, aime le show-business, une vraie amatrice de musique avec son sourire dépareillé et son œil qui louche. Johnny aime Chantal malgré tout, car il est très grand, très maigre et a une dentition de cheval… Un vrai couple de monde vrai! Chantal s’identifie beaucoup à la gang de Stars Anémies, mais Johnny n’aime que Amélie Vagin, voilà sa chance de voir la pulpeuse « chanteuse » en chair et en…? Chantal, elle, c’est Wilfred Labouteillevide, mais elle aime tous ces chanteurs et chanteuses qui dansent sur leurs pattes arrières.

« — Bravo Chantal! Je t’aime ma chanceuse. »
« — Je vais aller chercher l’album, on va pouvoir chanter les chansons par cœur! »
« …Les amours, toujours aimer… » Rita Désespoir, cette dépendante affective, chante et hurle à tue-tête dans les boîtes de son à l’ouvrage. Cette nuit, Johnny chante et rechante les chansons d’Amélie Vagin dans sa tête. Les nuits passent vite et nous voici maintenant le week-end.

C’est aujourd’hui le grand jour, Chantal et Johnny connaissent les chansons par cœur et se mettent sur leur 36. Après âpres préparations, ils sont finalement prêts à y aller. Chantal ne respire plus que pour voir le beau Wilfred et Johnny, la belle Amélie. Johnny va démarrer la voiture tandis que Chantal ajoute quelques peintures sur son visage déjà gras. Johnny est maintenant impatient et klaxonne souvent… La voilà!

La salle est pleine à craquer. Notre couple a des dans la première rangée, juste le bon angle pour voir le nom de famille d’Amélie sous sa jupe réglementaire. Voici Wilfred Labouteillevide qui entre sur scène. Après un grand cri orgasmique, Chantal perd connaissance! Johnny qui est un tantinet jaloux, surtout qu’il a du ressentiment d’avoir attendu dans la voiture, est fou de rage. Johnny saute sur la scène et bouscule solidement le petit Wilfred et son corps frêle, prend la guitare de « l’artiste » et regarde Chantal encore inconsciente. Il se met à chanter la chanson qui fait tant sourire Chantal. La foule scandalisée au début, commence maintenant à frapper des mains et taper des pieds. Instantanément la foule aime Johnny!

Malheureusement, Johnny à beau chanter des chansons vivantes, avoir une voix superbe, des rythmes accrocheurs… Johnny est laid, il n’est pas physiquement assez beau pour chanter. Il est alors éliminé au premier tour par les juges et Amélie Vagin vient lui appliquer une retentissante gifle au visage pour avoir bousculé son ami Wilfred. Qui plus est, sa blonde Chantal veut prendre un « break » pour réfléchir sur leur couple.

Johnny, après le week-end, retourne faire ses quarts de nuit avec les gars de la shop. Le comité des travailleurs a voté un petit quelque chose de spécial : ils ont décidé de faire jouer l’album de Stars Anémie pendant toutes les nuits, durant quelques mois!

Alexandre Verdun
2004
Je n'aimais pas beaucoup ce concept télé... Que de bons souvenirs !